Nomade
Moments pour orchestre
Concerto pour violoncelle,
Errance dans la nuit
Miroir du corps de l'amant
Non si muove une foglia
Osmose
Mémoire dun rêve
C'etait une belle histoire
La barcarolle du souvenir
Edifice
Concerto
pour piano
C'etait
une belle histoire
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Nomade
Nomade pour deux percussionnistes a été écrite
pour le duo Cantus Percussio à qui la partition est dédiée.
Graciane Finzi renouvelle ici son intérêt pour les timbres
et leur pouvoir évocateur, fouillant la mémoire auditive.
Réminiscences, souvenirs de voyages en Afrique, rythmes
déjà entendus, oubliés puis réinventés
dans un contexte différent, dénaturé, dans la rumeur
et les bruits de la ville. Voilà Nomade, ou le retour aux rythmes
bruts de la chaleur et des grillons. Dans le cadre de la résidence
de Graciane Finzi à lo.n.l., Nomade a été
donnée en création mondiale en mars 2002.

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Moments pour orchestre
(commande 2003 Radio-France / o.n.l.)
Quatre pièces composent ces successions dinstants,
moments de vie, vécus ou rêvés, de peur ou de bonheur,
souvenirs en filigrane.
Prélude dramatique, dans une forme
très libre, sexprime le plus souvent par une alternance
dharmonies composées de notes successivement altérées
ou naturelles comme si lon jouait sur toutes les touches noires
ou toutes les touches blanches dun piano.
Transparence : La note si va
se répéter et tourner dans lorchestre comme un effleurement
des cordes le plus souvent jouant sul tasto ou sul
ponticello ou encore avec sourdines. Le halo sonore dune
cymbale suspendue et les bariolages entremêlés des cordes
contribuent à cette impression de transparence. À la fin
de cette pièce, une note va de nouveau être répétée,
un do, cette fois-ci comme si le déroulement du temps
avait étiré le diapason au demi-ton supérieur.
Musique de chambre : Les interventions et
dialogues successifs des instruments solistes illustrent lintimité
quengendre la musique de chambre. Cette pièce est reprise
intégralement une deuxième fois mais dans une instrumentation
différente.
Rituel et toccata
Mon travail actuel de recherche sur les rythmes a déterminé
le style rituel de ce final. La texture du son va aller en sépaississant
jusquà la fin.
Ces Moments pour orchestre sont dédiés à Jean-Claude
Casadesus. Les courtes parties solistes sont le résultat dun
échange et dun dialogue permanent avec les musiciens de
lorchestre national de lille.
graciane finzi

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Concerto pour violoncelle, Errance
dans la nuit
Il sagit de mon second concerto pour violoncelle - le premier
était associé à un orchestre de quinze cordes,
alors que celui ci est pour grand orchestre. En fait, cest Gary
Hoffman qui me la demandé, après avoir entendu mon
uvre pour grand orchestre Soleil vert, donnée par lOrchestre
français des Jeunes. Jai donc eu le bonheur décrire
ce concerto dans le son de Gary Hoffman, comme je lavais
fait pour José van Dam avec mes trois mélodies sur des
textes de Michel Schneider, ou encore pour Jean-Claude Pennetier avec
mon Concerto pour piano. Gary Hoffman a une façon particulière
demmener lauditeur très loin dans le monde sonore.
Et cest le mode poétique de son jeu qui a déterminé
le langage du concerto - davantage sans doute que la technique pure,
bien que la sienne soit superbe !
Jai donné à cette uvre le titre dErrance
dans la nuit, pour dire le calme mais aussi langoisse, les souvenirs
violents en filigrane, peut-être encore une promenade amoureuse
ou au contraire solitaire et rêveuse. Le concerto est en un mouvement
enchaîné avec un début et une fin un peu analogues,
sur des quintes à vide, en doubles cordes au violoncelle
et une grande nostalgie. Il ny a pas vraiment de thèmes,
au sens courant, plutôt des idées musicales, une pensée
qui revient, sans être véritablement déclinée
ni développée.
Lorchestre ici,
contrairement à beaucoup de mes uvres précédentes,
se présente comme un tapis sonore relativement compact, avec
très peu de contrepoint entre les différents instruments
; il sagit plutôt dune musique très harmonique,
avec parfois des effets de clusters, des couches sonores comportant
tout de même des pôles dattraction entre les notes.

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Miroir du corps de l'amant
pour haute contre et piano
Rappelons que Rachid ben Abdesselam , créateur de cette mélodie
est marocain
et que Graciane Finzi est née à Casablanca; Cela ne pouvait
que présider à
l?avénement d?une mélodie en langue arabe :? Quel bonheur
d?utiliser des
quarts de ton naturellement incorporés dans cette culture; la
liberté
d?ornementation faisant alors partie intégrante du déroulement
de la
mélodie.

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Non si muove una foglia
Il se dégage une notion de statisme
sur l'ensemble des quatre
pièces de cette oeuvre: Fugitif. Immobile. Bruissement. Obstiné.
Même "fugitif" dans sa vitesse fuit et pourtant rien
ne bouge.
Des contrastes de nuances font vivre cette vitesse mais
n'entrainent aucune pertubation externe.
"Immobile" pourrait s'appeler aussi "Attente".
Les silences sont chargés de toute l'atmosphère environnante,
rien ne bouge, pas un souffle d'air.
" Bruissement" : rumeur, bruitage, murmure.
"Obstiné". La progression harmonique, l'accélération
du
rythme, des images,entrainent une évolution, un cheminement
qui ne sera que momentané puisque l'on retombe dans la pesanteur
immuable des quatre derniers accords.
Retour à quelques notes de "Fugitif" qui s'éteint
progressivement:
non, rien ne bouge, non si muove una foglia.


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Osmose pour
guitare et alto.
Cette pièce est dédiée à
Yves Clement et Roberto Aronica.
. Ils en sont les créateurs
Les différences physiques entre guitare et alto, ( cordes pincées
et cordes
frottées ), m?ont amenée à traiter ces deux instruments
dans un mode de jeu
tellement proche que les phrases sont interchangeables d?un instrument
à
l?autre. Cela peut paraître paradoxal et pourtant , l?osmose se
prod uit,
elle est même évidente.

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Mémoire dun rêve
pour trompette et 5 timbales répond à une commande du
CNSM de Paris pour le concours de trompette en 2000. La mémoire
dun rêve, cest le chant du muezzin, désert,
sable, percussions que lon entend dans lenfance et dont
on se souvient plus tard, comme dans un miroir de la mémoire,
mais dune épaisseur si différente et silencieuse
dont les bruits sont faits de silences interrompus par les rythmes sourds
et lourds des gros tambours figurés ici par les timbales. La
trompette, pour sa part, sera le fil dAriane du souvenir dont
la mémoire deviendra un rêve.

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C'etait une belle histoire
Tel est son titre. "Raconter une histoire en musique, confie
Graciane Finzi, donner a l'imaginaire toute la latitude d'aller bien
au delà de ce qui est dit. Quand commence le rêve ? Se
confond-il avec le souvenir ? Je ne prétends pas donner de réponses.
Je raconte tout simplement. Le cor des alpes, le bel instrument au son
profond qu'il semble provenir des entrailles de la montagne, contribue
a donner une dimension d'infini, la dimension du temps qui se prolonge,
le temps d'une histoire qui ne se termine jamais ". Nous voilà
donc invité à vivre en musique une histoire sans histoire
que chacun inventera à la mesure de son imaginaire. Au fond,
écouter la musique, n'est ce pas toujours un voyage intérieur
?

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La barcarolle du souvenir
Spécialement écrite pour l'édition 2001 du Concours
Long- Thibaud, poursuit la voie explorée dans son Concerto pour
piano créé par Jean-Claude Pennetier en 1977. Graciane
Finzi étudia en effet le piano pendant de longues années,
mais se refusa toujours d'écrire pour cet instrument avant d'avoir
trouvé de quelle manière il pouvait entrer en adéquation
avec son propre langage.
La Barcarolle du souvenir est riche de nombreuses réminiscences
du répertoire et de la pratique pianistique. Son titre fait référence
à la Barcarolle opus 60 de Chopin, dont le trille de la réexposition
est cité à la fin de la pièce de Graciane Finzi.
C'est une oeuvre conçue d'un seul tenant. D'abord rêveur,
elle fait ensuite appel à toutes les ressources de la virtuosité.
Puis la réexposition, avec ses nombreux ornements, utilise le
principe de la variation pour se perdre dans le souvenir, le rêve,
la mémoire de chacun.
La Barcarolle du souvenir laisse les nuances (mais non pas les tempos)
au libre choix des interprètes, générant ainsi
une variété infinie de Couleurs.
Elle est dédiée au grand ami de Graciane Finzi : le piano.


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Edifice pour violon
et orchestre
Dédié à son père, le violoniste Adrien Finzi,
ce concerto a été écrit en 1970, enregistré
pour France Musique quelques années après par Jean Mouillère,
puis crée publiquement en novembre 1978 par Jean-Jacques Kantorow
avec l'orchestre régional de Mulhouse. Contrairement à
de nombreuses oeuvres tombées dans l'oubli, cette pièce
a été jouée de nombreuses fois, notamment lors
d'une tournée avec l'Orchestre National de Lille en 1983.
C'est certainement son sens intime du phrasé et l'image emblématique
du soliste qui font de ce concerto une oeuvre aussi intense. Souvent
isolé de l'orchestre, sans se mesurer à lui, le violon
solo est ici. Considéré comme une être humain animé
par ses propres pensées, face à un monde qui l'entoure,
ce dernier étant symbolisé par l'orchestre dont l'écriture
se veut tour à tour un écho du soliste ou l'engloutit
au contraire dans la masse fourmillante des différents rythmes
superposés. Composé de trois mouvements, le concerto tire
son discours d'une cellule originelle de trois notes (mi bémol,
ré, do dièse) qui donneront son unité à
l'oeuvre. Mais la répétition insistante de ces trois notes
s'articule en de grandes progressions chromatiques qui précipitent
l'oeuvre vers sa fin. La superposition de rythmes différents
(comme un reflet des rythmes de la vie) ajoute à cette tension
qui culminera dans le troisième mouvement, enchaîné
au précédent. Le mouvement perpétuel final expose
alors le soliste au premier plan, laissant l'orchestre ponctuer le temps
par de fugitives interventions.
C'est enfin l'itinéraire de l'apparition et de la disparition
du soliste qui a donné son titre à l'oeuvre. Édifice
en appelle ainsi aux dimensions architecturales de la musique, elles
qui travaillent la matière par l'alliage ou par l'opposition
des matériaux, celles qui tracent et modulent le relief des formes,
celles qui en fait construisent - par le jeu des volumes et d'espace
- le discours des sons jusqu'à lui donner la souplesse et l'intensité
des éléments les plus humains.
Emmanuel Hondré

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Concerto pour piano
Outre les classes d'écriture (harmonie, contrepoint, fugue,
composition),
Graciane Finzi étudia le piano au Conservatoire National Supérieur
de Paris
avec Joseph Benvenuti. Il était logique qu'un jour la compositrice
soit tentée
de retrouver son instrument et de repenser une forme baroque dont le
classicisme et le romantisme n'ont cessé d'exploiter les ressources,
tantôt
purement instrumentales mettant en valeur la virtuosité du soliste
tantôt
puissamment expressives. En évoquant sa partition, Graciane Finzi
évoque sa
conception personnelle du concerto :
"Le mot concerto se justifie par la forme générale
de l'uvre - trois
mouvements dont un deuxième lent et un troisième rapide
-, et par
l'"opposition" (mot employé dans les dictionnaires,
ce qui me choque toujours)
du soliste à l'orchestre. Mais il n'est pas conforme du point
de vue de la
structure interne de chaque mouvement, de la construction traditionnelle
de
cette forme.
Le soliste, dans ma propre définition du concerto, figure l'être
seul face au
monde qui l'entoure avec tout ce que cela comporte de solitude et de
romantisme. J'ai voulu donner libre cours à ma pensée
musicale, guidée dans
toute l'élaboration de ce travail par les qualités de
son du dédicataire (le
pianiste Jean-Claude Pennetier), mais aussi par le besoin de liberté,
essentiel
tant dans le domaine de la création que dans l'esprit même
de l'être humain.
Ainsi, dans les premier et deuxième mouvements, le piano est
souvent
indépendant rythmiquement ou tout au moins très libre,
ce qui amplifie cette
solitude que j'évoquais ainsi que le caractère d'errance
auquel va se livrer le
piano tout au long de sa promenade dans le temps.
Le troisième mouvement est un mouvement perpétuel de
la main droite où le
caractère obsessionnel de la main gauche sera rejoint par les
contrebasses, les
timbales et des tenues de cuivre sur la note si qui viendra accentuer
le côté
inexorable du temps qui passe".

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"C'était
une belle histoire", pour quatuor à cordes, piano,
flûte et cor
création mondiale - commande de l'orchestre national de lille
C'était une belle histoire : tel est son titre. "Raconter
une
histoire en musique, confie Graciane Finzi, donner à l'imaginaire
toute la
latitude d'aller bien au-delà de ce qui est dit. Quand commence
le rêve ? Se
confond-il avec le souvenir ? Je ne prétends pas donner de réponses.
Je raconte
tout simplement. Le cor des Alpes, le bel instrument au son tellement
profond
qu'il semble provenir des entrailles de la montagne, contribue à
donner une
dimension d'infini, la dimension du temps qui se prolonge, le temps
d'une
histoire qui ne se termine jamais". Nous voilà donc invités
à vivre en musique
une histoire sans histoire que chacun inventera à la mesure de
son imaginaire.
Au fond, écouter la musique, n'est-ce pas toujours un voyage
intérieur ?

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